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🤴 Un peu d'histoire


Archives municipales de Nancy. Vue cavalière de la Pépinière par Alfred Guesdon.

Nancy en 1645
En résumé

Ce parc est l’ancienne pépinière royale voulue par Stanislas et aménagée entre 1765 et 1772, le long des remparts de la ville. Il s’agissait d’une réserve arboricole, les plants étaient destinés à être plantés le long des routes du duché (auparavant les arbres étaient prélevés dans les bois et forêts du domaine). Si la pépinière a une fonction principale utilitaire, elle sert également dès l’origine du projet de promenade publique.
L’ancienne pépinière royale a un plan en damier et est composée de seize carreaux d’arbres. Outre les petites allées qui entourent chaque carré, elle est traversée par une allée principale au milieu de laquelle se trouve un « rond-point ». Il faut donc imaginer qu’à l’origine les carrés étaient uniquement composés d’arbres.
Au cours du XIXe siècle, l’activité de pépinière diminue progressivement et la fonction d’agrément et de promenade va peu à peu prendre le dessus

En 1840, la pépinière garde son tracé initial mais les carrés de plants sont remplacés par des pelouses géométriques entourées de grands arbres..
Ultérieurement le parc subira d’autres modifications. Par exemple, en 1875, Prosper Morey construit un kiosque à musique, destiné à accueillir les concerts en plein air de musique militaire, remplaçant ainsi la simple estrade qui existait précédemment. Cet édifice n’apparait pas sur la vue car celle-ci a été publiée quelques temps avant sa création.

Acte de naissance de la Pépinière royale le 26 octobre 1765

Le principe des pépinières royales se généralise en France au XVIIIe siècle sous l’impulsion de Louis XV. Ces pépinières utilitaires servent à la culture de plants d’essence d’arbres que les bois et forêts ne permettent plus de fournir. Ces plants sont ensuite plantés le long des routes et contribuent à l’élargissement des grands chemins.

La création de la première pépinière de Stanislas en 1765 s’inscrit dans cette lignée. La pépinière est non seulement dédiée à la plantation des avenues, des grands chemins et des chaussées mais aussi au charronnage et à l’artillerie.
Elle est établie sur des terrains «appartenant au domaine de Sa Majesté», mais aussi sur des terrains appartenant à la ville de Nancy et à quelques particuliers, «suivant la carte topographique dressée par Mique». La spécificité de la pépinière est de servir également de promenade publique. En effet, à l’époque, elle était sans doute la seule dans ce cas.
C’est probablement à cette singularité que l’on doit le maintien du parc de la pépinière encore aujourd’hui. Une autre particularité de la pépinière royale de Nancy relève de son établissement sur un domaine propre, témoignant d’un investissement à long terme, alors que la majorité des autres pépinières étaient situées sur des terrains loués. Les terrains présents sur l’emprise du site appartenaient à la Ville et au domaine royal. Des terrains privés lui furent adjoints en 1765 et 1769, les propriétaires furent dédommagés. L’ordonnance précise que si le double usage cessait d’être appliqué, les terrains seraient de nouveau séparés entre la Ville et le domaine royal.

ArrĂŞt du Conseil des Finances de Lorraine le 26 octobre 1765

Le Projet définitif en 1769

Ainsi, après plusieurs adaptations, le projet de l’Intendant Antoine Chaumont de La Galaizière est exécuté et les travaux débutent très certainement dès 1769. Ils consistent en:
- l’arasement du Bastion des Dames
- la création de la terrasse servant de promenade publique
- la plantation des fossés suivant 4 rectangles identiques
- la création de 16 carrés de culture entourés de haies (36 000 ormes, 30 000 frênes, 10 000 tilleuls, 4 000 noyers, 7000 marronniers d’Inde, venus de Lorraine et de Paris)
- l’aménagement d’allées servant de promenade
- l’aménagement d’un passage entre l’hémicycle de la Carrière et la terrasse
- la suppression d’une partie du bastion de Vaudémont
- l’aménagement d’un passage entre la place Royale (actuelle place Stanislas) et la terrasse (suppression des deux petites fontaines de part et d’autre de la fontaine d’Amphitrite en 1771)
- aménagement d’un chemin pour l’exploitation du bois (actuel bld du 26e RI)
- création du manège des Pages et aménagement d’un passage par le manège jusqu’à la terrasse sous l’impulsion du comte de Stainville
- création de l’aqueduc souterrain

En revanche, la pièce d’eau centrale ne sera pas creusée et des «salles», petits espaces placés au croisement des allées, seront aménagées. 

Plan de Nancy et des environs - 1779 -SHD Ă  Vincennes - Art 8 Section 1 Carton 1

Les grands principes de composition

Le plan ci-après met en avant les grands principes de composition de la pépinière.
- Aménagement de la terrasse servant de promenade publique plantée. On y accède par la place royale mais aussi par «le fer à cheval» ou manège des Pages. Les marches dessinées au niveau du fer à cheval permettent de rendre compte du dénivellé.
- Création d’une bande tampon, elle aussi plantée, entre la terrasse et la pépinière
- Plantation de la pépinière suivant un tracé orthogonal avec un axe principal orienté ouest-est. Chacun des carrés ainsi dessiné est entouré d’une haie. L’allée de ceinture ainsi que les deux allées centrales sont rythmées par des alignements.

Focus sur le Grand bassin

La construction du grand bassin, en 1863, marque un tournant important dans l’histoire de la pépinière. Entièrement dédié à l’agrément, il s’impose au centre du parc comme un élément incontournable. La gerbe d’eau dont le jet central s’élève à plusieurs mètres crée un point d’appel visible de la terrasse. Le bassin devient alors un véritable lieu de vie où les familles ont plaisir à se retrouver et c’est certainement le risque de noyade liée à la présence des enfants qui incite la mairie à voter un crédit d’urgence de 1000 fr pour l’établissement d’une grille de clôture autour du bassin en 1881. La gerbe d’eau est quant à elle alimentée par le canal de la Marne au Rhin. A partir de 1875, l’alimentation du bassin se fera à partir des eaux prises au trop plein de la fontaine d’Amphitrite, en attendant les eaux de la Moselle. La situation du bassin au croisement des deux allées principales reprend le dessin du plan initial de 1768 ce qui atteste la volonté dès l’origine d’allier au sein de ce parc les notions d’utilité et d’agrément.

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